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Prince du Fleuve Congo
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11 juin 2007

Lettre au Roi des Belges à propos de "Notre Hitler"

Sire,
Avez-vous comme moi regardé hier soir sur Arte le remarquable film documentaire
Le roi blanc, le caoutchouc rouge, la mort noire?

Avez-vous été, vous aussi, horrifié en voyant ces souffrances terribles infligées à la population du Congo par le roi Léopold II entre 1885 et 1908 ? Ces enfants dont on tranchait la main quand ils ne rapportaient pas assez de caoutchouc ! Ces hommes dont on prenait les femmes en otage afin qu’ils produisent plus ! Ces villages entiers qu’on brûlait pour asseoir la terreur ! Ces tortures sadiques ! Avez-vous frémi, vous aussi, en entendant l’historien M’bokolo expliquer que ce génocide avait fait tomber la population du Congo de vingt millions à dix millions ?
Ce n’est pas ce qu’on nous racontait à l’école, n’est-ce pas ? On nous parlait d’un « grand souverain visionnaire et bâtisseur » ! Alors qu’il s’est construit une des plus grandes fortunes du monde, à coups de tortures, de massacres et de mensonges !
Bruxelles, notre ville à vous et à moi, regorge de statues et monuments à la gloire de ce « grand roi ». C’est gênant. C’est comme si Berlin arborait fièrement des statues d’Hitler. Car, si on se place du point de vue des Noirs, Léopold II, c’était bien notre Hitler, n’est-ce pas ? Blanches ou noires, les victimes ont la même valeur.

Que comptez-vous faire, Sire ? Bien sûr, personne n’est responsable des actes de son arrière grand-oncle. Mais enfin, s’il est vrai que la fortune de la famille royale belge a pour origine un génocide, ça doit vous gêner terriblement ! Alors, voici deux suggestions…
On parle beaucoup ces temps-ci, et à raison, du devoir de mémoire. On visite Auschwitz, et c’est très bien. Mais enfin, ne serait-il pas encore plus méritoire de s’occuper de notre Hitler à nous ? Je ne propose pas d’enlever ces statues choquantes. Il serait plus éducatif de les accompagner de quelques plaques expliquant ce qui s’est vraiment passé. Et de créer un musée du génocide congolais que les écoles pourraient visiter.
Vous pourriez aussi, je ne sais pas, demander pardon ? Pas personnellement bien sûr, mais pour montrer que vous ne voulez pas être complice de ces crimes.

Et puis aussi, pour ne pas rester seulement dans les symboles, ne pourriez-vous aider à réparer ? Comme vous le savez, les plus grosses fortunes de la Belgique se sont construites en pillant le Congo. Il existe un excellent livre, «Et l’Europe sous-développa l’Afrique» où le professeur Walter Rodney montre, faits et chiffres à l’appui, comment le colonialisme a bloqué le développement de ce continent. (Ce livre est déjà ancien et sans doute épuisé. Si vous ne le trouvez pas, appelez-moi, je vous le prêterai volontiers)
Donc, si votre grand-oncle a tant volé, vous serez bien d’accord qu’il est juste de restituer. Vous donnerez ainsi un bel exemple à plusieurs grosses sociétés belges.
C’est important pour le peuple du Congo. Il se débat dans une misère épouvantable parce qu’on l’a volé. Et, comme vous savez, parce que le pillage continue aujourd’hui. Sous des formes plus camouflées mais plus efficaces encore.
C’est aussi important pour nous en Belgique. On dit que vous êtes très préoccupé par la montée de nos partis fascistes et racistes. Vous avez là un excellent moyen de les contrer. Puisqu’ils ne cessent de présenter les réfugiés noirs comme des «profiteurs» qui viennent nous prendre notre bien-être, n’êtes-vous pas le mieux placé pour leur couper l’herbe sous le pied ? En montrant que les peuples noirs ne sont pas des profiteurs, mais des victimes. Et que notre bien-être (enfin, plutôt le vôtre que le nôtre) provient largement de ce pillage commis contre les Noirs.

Alors, Sire, je vous le dis bien sincèrement : Remboursez ! Remboursez de bon cœur, ne gardez pas pour vous le fruit du génocide ! Ainsi, vous pourrez regarder vos enfants et petits-enfants les yeux dans les yeux. Et tous les enfants noirs. Ca vaut mieux qu’un gros tas d’or mal acquis, n’est-ce pas ?

MICHEL COLLON

PS. Si vous souhaitez faire connaître votre point de vue, vous rencontrerez peut-être des difficultés. Les médias belges n’aiment pas en général remuer cette boue. Alors, ne vous gênez pas, envoyez-moi votre texte. Je le diffuserai volontiers dans ma mailing list. Qui présentera prochainement un grand « Dossier Congo ». A bientôt, Sire !

Allez sur le site www.michelcollon.info

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Commentaires
W
Bonjour à tous les citoyens du monde.<br /> <br /> <br /> Comment des braves citoyens belges peuvent-ils accabler notre bon ROI. Peuple belge, ne savez-vous pas que notre ROI et les précédents étaient, et sont encore sujet a contrainte d'agir sous l'hégémonie des forces Judéos-Maconniques qui sont encore les anciens maîtres du Monde.
P
Tellement vrai la misère et la non-reconnaissance du travail des petits qui n'ont eu que le tort de mal naître. <br /> Peur des abus de pouvoirs en tous genres.<br /> Peur de l'impuissance face à ces abus.<br /> Peur pour nos enfants.<br /> Peur de voir la dictature s'installer pernicieusement par le biais de lois rédigées par des assoiffés de pouvoir, sans foi ni loi, juste guidés par la dévotion au dieu de l'or, du fric et de son pouvoir.
Q
Nous, Albert II, Roi des Belges ; A tout ceux qui sont et tout ceux qui vont être :<br /> Wij, Albert II, Koning der Belgen ; Aan allen die nu zijn en hierna wezen zullen doen te weten :<br /> <br /> J'ajouterai à cette formule : "et aussi à tout ceux qui ont été..." !<br /> <br /> <br /> <br /> Deux morts, cher Albert II Roi des Belges, deux de plus...<br /> Tu es là tout en haut, dans tes Palais et propriétés, avec tes laquais et serviteurs toujours empressés, soucieux de la moindre bétise...<br /> Tu voyages dans le monde, toujours si bien escorté, un petit signe vers la gauche, vers le centre et vers la droite, pas plus loin..., tout le monde est poli, jamais un mot de trop, on te donne du "Sire", "Votre Majesté", et la vie continue sans que tu es le moindre souci, l'argent tombe après avoir coulé à flots, mais ça date du Congo, une époque noire en double-sens...<br /> Donc, je suis certain que tu vas tomber des nues lorsque tu vas savoir que tu es responsable de deux morts...<br /> Deux de plus...<br /> Notre époque, Albert, cherche des responsables pour tout : un pneu crevé à cause d'un trou dans la chaussée, des panneaux de signalisation mal-plaçés, trop de vent, pas assez de pluie, la canicule, les crottes de chiens..., plein de choses qui font fonctionner la Justice qui toujours agit en ton nom...<br /> Pas un Jugement, pas un Arrèt qui ne commencerait pas par : Nous, Albert II, Roi des Belges ; A tout ceux qui sont et tout ceux qui vont être : ... Wij, Albert II, Koning der Belgen ; Aan allen die nu zijn en hierna wezen zullen doen te weten : ...<br /> Un petit délit, une condamnation, des faits graves ou non, c'est toujours en ton nom que l'affaire se pronnonce.<br /> Les gens ne s'en rendent pas compte, c'est comme ça...<br /> Ben, non...<br /> C'est pire !<br /> Je ne t'écris pas des milliers ou millions de torturés en esclavage au Congo, ni d'autres qui ont donné une partie d'eux (main, bras, pied, jambe, oeil et que sais-je) en criant "vive le Roi" pour sauvegarder leur Patrie qui invariablement finit par re-friquoter avec les "prétendus" adversaires tant haïs..., ni des Magistrats et fonctionnaires gradés ou non qui te saluent lorsque tombe leur paie "à vie", ainsi que surtout leur "pension", en récompense de tant d'années d'efforts soit à "emmerder" la moitié de la population, soit à "punir" les gens pour trente-six mille raisons...<br /> Non, Albert, je t'écris pour les "ceusses" qui crèvent toute leur vie parce qu'on leur a menti, parce qu'ils ne pouvaient faire autre-chose, les braves gens qui ont et "qui ont eu" le courage de n'emmerder personne, de ne punir personne, travaillant trois fois les heures des fonctionnaires, avec des risques sans proportion imaginable : de faire faillite, d'aller en prison, d'être ruiné, vilipendé, haï, torturé moralement par vos sbires tristes sires...<br /> Ceux-là qui forment l'économie, la vie, la société, ceux-là qui peinent, à qui on met des bàtons dans les roues (c'est une image, Albert), "tes" sujets, "ton" peuple...<br /> Bien trop souvent "tes" esclaves...<br /> Et bien, Albert, y en a deux de moins...<br /> Sur et certain que quelques-uns, parmis les nommés-à-vie, de ceux qui empochent 3, 5 ou 10.000 euros par mois pour juger de ce qui est bien ou mal, certain de ne jamais crever de faim, de désespoir, sachant qu'à l'heure de la sacro-sainte pension, l'Etat les remerciera de leurs actions en perpétuant leurs salaires par une pension d'équivalence...<br /> "Vive le Roi" qu'ils crient, tout heureux...<br /> Les deux qui sont morts, Albert, ils avaient reçu un mot en ton nom...<br /> L'un s'appelait Armand, sa femme depuis toujours, car l'amour c'est long..., s'appelait Marie-Rose.<br /> C'était un "indépendant", un imprimeur besogneux et honnète, qui avait crié "Vive le Roi" en '39 avant d'être emporté dans la merde croyant qu'il fallait défendre la Patrie-Belgique.<br /> Un brave homme en somme.<br /> Il est devenu imprimeur, aidant au renouveau belge, aidant à l'épanouissement belge, employant des gens, travaillant durement, faisant vivre trente-six familles et d'autres...<br /> Tu sais combien il y en a des comme-lui, Albert ?<br /> Comme ça de tête ?<br /> Dis un chiffre, là, tout seul, sans tes conseillers, ton aide-de-camp et tes ministres...<br /> Tu vois, tout seul, tu sais pas...<br /> Il y en a des milliers, par dizaines et centaines, des petits indépendants, qui crèvent, ne disent rien, ronchonnent, mais travaillent...<br /> Des épiciers, des p'tits garagistes, des cordonniers, des tailleurs, des laveurs de vitres, des imprimeurs....<br /> Comme Armand, justement...<br /> Toute une vie à oeuvrer, à avoir des sueurs froides quand passe un fonctionnaire du fisc, "ton" fisc, Albert...<br /> Et tout ça en attente de la pension....<br /> Avec Marie-Rose à ses cotés...<br /> Pas pour aller saluer les agiteurs de drapeaux en faisant la gueule ou un sourire de circonstance sachant que 12 millions d'euros tombent chaque année pour, entre autre choses, dures et difficiles, saluer les agiteurs de drapeaux à la sortie d'une église..., non, mais pour nettoyer, laver, repasser...<br /> Après toute une vie, la pension tant espérée, l'objectif de toute une vie est enfin tombée...<br /> 400 euros par mois...<br /> Tu imagines, Albert ?<br /> Ca fait 4.800 euros par an...<br /> Y a combien de fois 4.800 dans 12 millions ?<br /> Je te laisse calculer, tu commenceras à comprendre le fossé entre le Roi et "son" peuple...<br /> Bref...<br /> Avec 400 euros par mois, les rares petites économies de toute une vie ont fondu comme neige au soleil, les économies qu'ont traqué "tes" fiscards-fonctionnaires "à-vie" en gueulant que TOUS les indépendants sont des fraudeurs (histoire de savoir donner des sous-sous en Afrique pour compte de l'un ou l'autre ministre s'assurant ainsi les revenus d'une mine..., et aussi pour savoir te donner "tes" 12 millions d'euros annuels....), Armand et Marie-Rose n'ont finalement plus rien eu en caisse !<br /> Marie-Rose avait 69 ans...<br /> Armand avait 76 ans...<br /> N'étant que le roi de sa connerie, trop vieux pour pouvoir rebondir, quantité négligeable, hors circuit, citron déjà pressé, pigeon déplumé..., il a réussi à entrer dans la postérité...<br /> <br /> Je vais te narrer, Albert, les derniers moments d'Armand et Marie-Rose...<br /> <br /> Mercredi 10 octobre 2007, 9 heures, le matin...<br /> Un huissier de Justice vient signifier leur expulsion, en ton nom, Albert...<br /> Nous, Albert II, Roi des Belges ; A tout ceux qui sont et tout ceux qui vont être : patati, patata, expulser Armand et Marie-Rose, zou, recta, paf, dehors, à la rue, à la merde...<br /> Il est accompagné d'un fonctionnaire de police...<br /> L'huissier, officier ministériel, sonne au domicile d'Armand et Marie-Rose, deux retraités depuis longtemps, le temps d'avoir tout perdu...<br /> C'est un petit appartement au second étage d'un immeuble modeste, sis Voie de l'Ardenne à Embourg, faubourg de Liège.<br /> Armand et Marie-Rose savaient qu'à peine né on commence à mourir, savaient aussi qu'ils avaient été floués, savaient aussi qu'en ton nom, Albert II, Roi des Belges, donc de "son" roi, le fils de celui pour lequel il avait combattu en '39..., ils allaient être expulsés, vite fait, en douce, avant l'hiver...<br /> Ils ne savaient plus ou aller, la fin de vie, à 76 et 69 ans, ne permet plus de rêver rebondir, se refaire !<br /> Imagine-toi sans royaume, sans argent, sans sujets, un vrai cauchemar !<br /> Ou aller ?<br /> Voir leur meubles embarqués dans un camion de déménagement jaune et eux "à-la-rue"..., c'était impossible à vivre.<br /> Armand a ouvert la porte à l'huissier, l'a écouté dire qu'en ton nom, Albert, il devait partir...<br /> Il est allé rejoindre sa Marie-Rose, sa femme d'une vie... qui l'attendait dans leur lit d'amours passées...<br /> Une dernière fois un baiser, un vrai...<br /> Les mains qui se touchent, qui s'étreignent, qui se disent mille choses déjà dites, sachant que là, c'est la dernière fois...<br /> Un signe des yeux, vas-y mon amour..., tire...<br /> Boum...<br /> Un coup...<br /> Marie-Rose est partie, pour toujours !<br /> Les yeux rouges comme son sang, pleurant encore, hoquetant, Armand recharge puis retourne vers lui son fusil de chasse....<br /> Il regarde le reste du visage de "sa" Marie-Rose...<br /> Alleï, une fois, fieu..., courage !<br /> Il ferme les yeux, elle est là, éternellement belle, et c'est l'image qu'il rejoint en appuyant sur la détente...<br /> Un dernier stress, ne pas se rater, être certain de partir avec elle...<br /> Boum...<br /> <br /> Il n'y a plus de Marie-Rose, il n'y a plus d'Armand...<br /> <br /> Le fonctionnaire de police, ne sachant ce qui s'est passé, panique pour lui d'abord...: être blessé, tué peut-être et ainsi rater sa pension pour plus tard, non...!<br /> Il prévient ses collègues...<br /> Le paisible quartier est bouclé par les forces "de l'ordre", avec casques, gilets pare-balles, boucliers et tutti-quanti...<br /> Lorsque tout ce monde, agissant pour le "bien public" envahit l'ancien nid d'amour, ils ne peuvent que constater qu'il y a deux morts...<br /> Armand ne descendra plus jamais dans le café-restaurant situé au rez-de-chaussée, il ne jouera plus jamais aux cartes avec ses copains, il ne plaisantera plus jamais de la vie qui ne fait que passer, il ne parlera plus jamais de "sa" marie-Rose ni du temps ou il se faisait tirer dessus alors qu'il criait "Vive le Roi"...<br /> <br /> Officiellement, Armand n'est plus l'époux aimant de Marie-Rose, mais son meurtrier...<br /> Mais, comme il s'est donné la mort après son "forfait"..., il n'y a plus lieu de poursuivre qui que ce soit et l'action publique s'est éteinte d'elle-même..., ce qui explique, Albert, que "ton" parquet n'est pas descendu sur les lieux...<br /> Deux de moins Albert...<br /> Nous, Albert II, Roi des Belges ; A tout ceux qui sont et tout ceux qui vont être : ... Wij, Albert II, Koning der Belgen ; Aan allen die nu zijn en hierna wezen zullen doen te weten : ...<br /> <br /> PS : Bonne nouvelle, Albert, plus de pension à payer à Armand et Marie-Rose...<br /> <br /> Ecrit par Quelqu'un d'autre, franco-belge, ex-indépendant, futur non-retraité, fils d'un semi-handicapé à vie pour avoir défendu sa patrie... un sujet corvéable parce que né de l'autre coté de la barrière, victime non consentante de la connerie politicienne et fiscale, rebelle, amer et désabusé...
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